Dossier auto-promotion : avoir le sens du punch et les réflexes de publier

L’auto-promotion revêt une couleur particulière selon, entre autres, la personnalité des entrepreneurs. Pour certains, l’auto-promotion représente plutôt un mal nécessaire, un exercice obligatoire, alors que pour d’autres, c’est l’opportunité de briller, d’étendre ses horizons et… la portée de son micro! C’est le cas d’Isabelle Moïse, consultante à son compte depuis 1 an. On aborde ensemble la question du branding personnel à travers son utilisation massive des réseaux sociaux et les réflexes communicationnels qu’ils sous-entendent pour y être remarqué.    


Des réseaux et des perceptions

Isabelle Moïse a les communications dans le sang. Enfant, elle jouait même à la journaliste, interviewait ses voisins, écrivait ses « articles » pour ensuite « publier » à ses amis ses textes copiés à la main. Il y a belle lurette qu’elle a adopté les réseaux sociaux et ils sont devenus, depuis, pratiquement des extensions d’elle-même, des plateformes désormais presque vitales pour s’exprimer.

Isabelle s’active depuis longtemps sur LinkedIn via des groupes de discussion, sur Facebook (page personnelle et page d’entreprise) et, par-dessus tout, sur Twitter, où elle tweete plusieurs fois par jour, autant sur les sujets qui la passionnent personnellement (la politique, les arts et la culture, la santé et le cinéma) que sur les sujets qui passionnent ses clients et ses abonnés (les sujets se recoupant, par la force des choses).

Isabelle Moïse

Isabelle Moïse

Pour elle, LinkedIn n’est pas un outil convivial pour échanger. C’est encore comme un « gros annuaire ». Malgré le fait qu’elle fasse partie de plusieurs groupes de discussions, elle se sert de cette plateforme surtout pour afficher son background, ses recommandations de compétences et pour créer des contacts. Elle n’y commente pas l’actualité et se contente, jusqu’ici, de partager des articles et des liens.

En revanche, pour ce qui est de Facebook, elle utilise la plateforme quotidiennement pour connecter avec ses abonnés et amis proches. Sur Facebook, elle a l’habitude de partager ses impressions, son opinion, les articles qui l’ont touchée. Cela dit, elle reste toujours de bon ton voulant beaucoup plus faire réfléchir ses lecteurs que les faire réagir. C’est également pour elle l’occasion de témoigner son intérêt envers leurs activités, de s’intéresser à son réseau amical, comme on le faisait, dans le « bon vieux temps », téléphone à la main.

Les abonnés à sa page Facebook d’entreprise sont d’ailleurs des amis relativement proches également. Sa page d’entreprise n’a pas encore généré un bassin d’abonnés reliés véritablement à ses activités d’affaires. Sa communauté est pratiquement la même que sur sa page personnelle, juste moins imposante. Elle envisage toutefois une recrudescence d’abonnés lorsque son site web sera en ligne.  Aussi, Isabelle l’admet:

« Facebook compense présentement pour l’absence de mon site web qui comprendra éventuellement un volet blogue. C’est la plateforme la plus accessible et permissive pour élaborer, étoffer et nuancer mes propos, quelqu’en soit le sujet, puisqu’on n’est pas limité dans le nombre de caractères, entre autres.»

Par ailleurs, Twitter a pris une ampleur inespérée pour Isabelle, particulièrement depuis qu’elle l’utilise systématiquement pour suivre et commenter les grands événements médiatisés. Les campagnes électorales tant locales qu’internationales, les débats médiatiques, les soirées culturelles comme les Jutra, les manifestations diverses et tutti quanti, Isabelle est de ceux qui bouffent du hashtag au petit-déjeuner tout en lisant les actualités. 

« Pour moi, Twitter, c’est LA plateforme pour suivre les tendances, s’informer de l’actualité et des mouvements d’opinions, donner son avis, même rigoler et échanger avec des gens partout sur la planète avec qui je n’aurais peut-être jamais pu échanger en d’autre temps et lieu. La démocratisation des relations permises par cet outil est extraordinaire, on sent vraiment qu’on fait partie du village global. Pour établir son branding personnel lié aux activités d’affaires, c’est vraiment efficace », argumente-t-elle.

Avoir le sens du punch et les réflexes de « publier »

En quelques mois à peine, Isabelle intéresse déjà plus de 1200 abonnés sur Twitter.

« Moindrement qu’on a le sens du punch, de la formule efficace et qu’on sait synthétiser notre pensée, on peut intéresser les gens et se bâtir rapidement une réputation, afficher nos valeurs, nos positions et attirer une communauté intéressante et intéressée. Je n’hésite pas à me mouiller, être plus affirmée que sur Facebook. C’est dans ma nature de toute façon: j’ai toujours été assez engagée, politisée, incisive », mentionne-t-elle.

Cette discipline peut être fastidieuse et rébarbative pour ceux qui ne manient peut-être pas les mots aisément.

« Pour ma part, j’adore écrire, depuis toujours et les communications, c’est mon métier. J’ai développé le réflexe de « contribuer » à Twitter, de publier en ligne, de me servir de mon téléphone pour réagir en toutes circonstances… », avance-t-elle.

Sortir de chez soi et avoir quelque chose à dire

Nouvellement célibataire, Isabelle s’explique sur la fréquence de ses publications dans les réseaux sociaux :

« Depuis que j’ai plus de temps pour moi, je sors plus. Je n’ai jamais été particulièrement casanière et je préfère quand ça bouge, être dans le feu de l’action. J’adore participer à des événements culturels, rencontrer des gens, participer à des conférences, suivre des formations,  garder le contact avec des clients ou amis. J’ai aussi plus de temps pour participer à des causes qui me rejoignent telles que Lueur d’espoir et Impulsion-Travail. Mes publications dans les réseaux sociaux se sont multipliées… J’ai plus de choses à raconter! »

Des sujets éparses et un branding de généraliste

Pas de stratégie de contenu dans les réseaux sociaux ni de calendrier de diffusion pour Isabelle Moïse! Les publications de ses billets se font de façon intuitive et spontanée. Comme dans la vie de tous les jours, les thèmes abordés par Isabelle sont aussi variés que ses intérêts. Cette « diversité de contenu » peut sous-entendre en contrepartie qu’elle n’a pas d’abonnés très nichés.  Elle se qualifie elle-même de généraliste. Des abonnés de tout acabit et de tout horizon la suivent.

Certains abonnés qui la suivent pour un sujet précis abordé dans le passé pourraient parfois penser qu’elle n’est pas focalisée, tweetant autant sur la politique que sur le cinéma, à titre d’exemple. Mais Isabelle endosse totalement cette perception, car justement elle souhaite tabler sur la diversité de ses intérêts.

« Je suis contente de mon image, de ma e-réputation. Elle est représentative de qui je suis, personnellement et professionnellement. Mes pages de profil, quels qu’en soient les réseaux, sont de belles cartes de visites. Je crois que j’ai atteint un bel équilibre présentement par rapport au temps que j’y investis et aux retombées de ces efforts sur mon image », confie-t-elle.


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À ne pas manquer la semaine prochaine:

Nouvelle thématique: le spectre des émotions vécues lors d’un démarrage d’entreprise.
Les 3 entrepreneurs suivis dans le blogue Le Feu sacré en ont tous très long à raconter à ce sujet. Les entrevues dévoileront entre autres à quel point le fait de démarrer son entreprise peut nous confronter à nos limites psychologiques. A lire absolument!

Merci de nous suivre et merci pour vos commentaires!

Karina Brousseau, éditrice du blogue

PS: Vous aimeriez participer comme commentateur à l’occasion d’une thématique qui vous interpelle? N’hésitez pas à me contacter!

Sophie Bérubé: quand auto-promotion et « branding » personnel riment avec « proximité »

Dans le cadre de la thématique du « branding » personnel et de l’auto-promotion tout au long du mois d’avril sur le blogue Le feu sacré, je sors exceptionnellement du cadre de la formule habituelle pour présenter des figures publiques inspirantes, de secteurs divers, confrontées au quotidien avec leur propre image. Les entrepreneurs en démarrage d’entreprise peuvent tirer profit de leurs expériences et s’inspirer de leur approche. 


Cette semaine, c’est avec Sophie Bérubé que j’aborde la question de l’auto-promotion.  Avocate, journaliste, auteur de 3 romans à succès (Sans Antécédents, un thriller amoureux best-seller, La Sorcière du palais, un thriller judiciaire et Premières Fois, une histoire coquine), chroniqueuse, animatrice radio et télé, conférencière, blogueuse notamment pour le Huffington Post, Sophie Bérubé travaille présentement à l’écriture de son 4e roman qu’elle compte publier cette année. 

Pour elle, exercer un métier médiatique sous-entend être désirable aux yeux des médias, entretenir constamment son capital de sympathie auprès du public visé par ces mêmes médias et miser sur sa valeur ajoutée (entendre ici sa quantité de fans et son image) pour inciter à sa propre embauche.

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Sophie Bérubé

Plus grand que nature

L’industrie médiatique est en redéfinition constante. Les ressources financières sont plus limitées, de grandes familles de médias consolident leur portée et leurs ressources.

« Les contrats d’animation sont plus courts et l’engagement plus éphémère entre les producteurs et les diffuseurs. Ça devient de plus en plus difficile de miser sur le long terme avec son employeur et, être généraliste, comme moi, est devenu pratiquement implicite dans le métier », admet Sophie.

Le recrutement des talents par les grands médias tient de plus en plus compte de la réputation des journalistes-chroniqueurs-animateurs sur le web. Le réseau social du « porteur de micro » est parfois déterminant lors du choix de ce dernier pour prendre la barre d’une émission.

« C’est une question de perception; si notre communauté sur les réseaux sociaux est imposante, elle peut contribuer à nous faire paraître plus big. Ça nous rend plus « sexy » et ça améliore notre image de marque. En autant que l’approche soit authentique. L’auto-promo en ligne est simplement incontournable en 2015 pour toutes les figures publiques », soutient Sophie.

Écosystème des followers

Dans cet univers médiatique à la portée de tous, c’est tout un art d’équilibrer son image, tout en évoluant comme être humain et en continuant d’être soi-même, de ne pas tomber dans la « prostitution », de rester crédible et authentique. Au fil du temps, nos goûts changent, notre look change, notre approche comme journaliste évolue.

« Pour que le public continue de nous suivre, j’ai constaté qu’il faut développer une relation de proximité avec lui. Et il faut gérer les différentes communautés en adaptant notre discours. Les gens qui me suivent parce qu’ils ont lu mes romans ne sont pas les mêmes gens qui me suivent parce qu’ils ont aimé mon animation à Radio X, à titre d’exemple. Pourtant, ces gens cohabitent harmonieusement dans mon « écosystème » social », précise Sophie.

La transparence comme marque de commerce

« Pour ma part, je qualifie mon approche en ligne de transparente. Je dévoile beaucoup de mon quotidien, de mes opinions, beaucoup plus qu’avant. Bien sûr, cette façon de se présenter peut faire peur au début, car elle peut nous rendre plus vulnérable aux commentaires négatifs et aux dérapages. Mais c’est un peu ça être soi-même : Damn if you do, damn if you don’t! La transparence pour moi est plus facile à gérer, car je n’ai pas à mentir ou à dissimuler ma nature pour mieux me vendre. Et naturellement, ça correspond à ma personnalité. Elle ouvre la porte à plus d’échanges et m’amène cette proximité tant recherchée avec ma communauté. C’est ce qui me sert le mieux et qui représente là où j’en suis », poursuit Sophie.

En effet, la transparence est toute indiquée pour une femme aussi assumée…et authentique!

Comme en musique…

D’autre part, le côté démocratique du web entraîne nécessairement une accessibilité accrue à toutes les plateformes de diffusion. N’importe qui peut désormais avoir une voix dans l’espace public ce qui altère le paysage médiatique considérablement. Des « gens de tout acabits » tiennent désormais un « micro », et des sous-cultures médiatiques voient le jour, ce qui est bien, de façon générale. Mais ça augmente la compétition et dilue un peu le statut des figures médiatiques « traditionnelles »…

C’est pareil pour les musiciens, les chanteurs, les photographes, et tous les artistes utilisant des supports numériques pour créer: l’offre n’aura jamais été aussi importante, et les revers, aussi marqués…

 

Connection + cloud + cybersécurité = un trio encore souvent boiteux sur le terrain

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Dans le milieu de l’événementiel, du marketing et des communications, les technologies ont beaucoup évolué depuis une dizaine d’années. Les applications facilitant la vente de billets virtuels, l’organisation des événements et la gestion de leurs invités, la gestion de dons ou la tenue de conférences en ligne et webinaires, entre autres, se sont multipliées. Isabelle Moïse, en sait quelque chose puisqu’elle oeuvre depuis plus de 15 ans dans le milieu de l’organisation d’événements corporatifs, notamment. Régulièrement en déplacement, en consultation, au bureau de ses clients ou sur le terrain, durant ses congrès ou autres événements, ses habitudes de travail ont entraîné une augmentation de son usage du cloud.

Confiance et cybersécurité VS connection

Quand on lui parle de son usage du cloud et de la confiance qu’elle lui porte pour ses activités d’affaires ou pour stocker des fichiers, Isabelle rétorque: « Ce n’est pas tant une question de confiance au web, mais plutôt une question de confiance en la connection web et à la fiabilité du réseau!». Même en 2015 où la plupart des grands centres offrent une bonne connection wi-fi, une série d’irritants peuvent faire en sorte que l’on ne puisse pas accéder (assez) rapidement à nos données, voir même pas du tout. Pour ne pas y être tributaire, elle multiplie les copies de dossiers sur ses différents serveurs ou appareils (disque dur externe, laptop, cloud, etc.).

«Quand on est en événement à l’étranger, par exemple, on n’est pas toujours certain à quel point la connection sera facile à établir ou si notre ordi va nous « lâcher ». L’obtention de codes pour profiter du réseau local, les settings de notre ordinateur, la durée de nos piles, le type de bâtiment où se tiennent physiquement les événements (en béton, par exemple) et leur position géographique (loin des grands centres) …, tout peut être prétexte aux problèmes de connectivité. Je prends toujours des précautions, et j’imprime aussi mes dossiers cruciaux sur papier, sinon, ça peut parfois être fatal pour le bon déroulement des événements! » détaille-t-elle.

Des outils qui ont la cote en gestion d’événements

« Généralement, ma confiance aux outils et aux applications web-based vient avec l’usage qu’en font mes homologues, mes partenaires ou encore mes clients. Et plus le besoin se fait sentir pour les nouveaux outils en ligne, plus on veut faire confiance aux outils! J’attends souvent d’être référée à certains outils avant de les utiliser et je prends en considération le niveau de confort de mes acolytes pour en faire l’usage. Je ne suis pas de ceux qui vont au devant des tendances et qui recherchent d’emblée des solutions web à tout prix pour leurs activités de gestion», précise Isabelle.

Pour ses besoins d’affaires, c’est le côté pratique qui dicte avant tout son utilisation régulière des outils suivants:

Eventbrite, pour la gestion des inscriptions à un événement unique: « Super facile à utiliser et très pratique, mais pas pour les congrès, car ça devient rapidement insuffisant. La question du « secrétariat » offert par les outils – service à la clientèle pour gérer les changements de programmes lors de congrès, modification des inscriptions ou gestion des bases de données – ont également leur importance dans le choix de ces outils », ajoute Isabelle.

Doodle, pour déterminer la date et l’heure idéale d’une rencontre avec plusieurs invités: «  Un must! On sauve un temps fou pour trouver les plages horaires disponibles pour tous! »

Wetransfer, pour le transfert de fichiers lourds: « … idéal pour envoyer des maquettes, des photos ou vidéos d’événements, entre autres! »

Evernote, pour la prise de notes lors de rencontres avec des clients ou sur le terrain avec son ipad: «  C’est super, car ça synchronise tout avec mon laptop… »

Travailler directement sur le cloud n’est pas encore dans la routine, d’Isabelle. Elle apporte plutôt son laptop pour aller chez les clients. Par contre, elle n’aime pas transporter son laptop sur le terrain, en événement. Elle accédera à ses fichiers sur Dropbox avec son iPad, moins encombrant.

« Je fais une utilisation ponctuelle du cloud, mais je retire ensuite les fichiers déposés, car ça devient rapidement l’enfer de gérer tous ces doublons de fichiers et ça dédouble le classement de ces derniers. Mais pour un plan de salle, le scénario ou l’horaire d’un événement, je le fais sans problème », explique-t-elle.

Du côté personnel

Comme des milliers d’entre nous, Isabelle Moïse était très méfiante, jadis, à utiliser sa carte de crédit en ligne, mais a, depuis 10 ans, peu à peu laisser tomber la garde vis-à-vis l’utilisation du web; elle fait confiance aux institutions bancaires pour protéger ses transactions et défendre ses intérêts en cas de recours. Elle effectue donc ses transactions en ligne et procède à des achats également.

Nul besoin d’outils de gestion de mots de passe pour l’instant: elle est capable de se souvenir de ces derniers.

Elle n’utilise pas d’extranet ni d’intranet non plus, puisque ses effectifs ne le justifient pas encore.        

Comme elle fait sa comptabilité avec de bons vieux fichiers excel, et qu’elle fait sa facturation à la main, elle n’utilise pas non plus de logiciel de comptabilité particulier pour l’instant. Mais éventuellement, elle verrait d’un bon oeil d’utiliser une appli comptable en ligne.

Sondage-éclair:

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À ne pas manquer mardi prochain:

Mathieu Decelles St-Pierre, programmeur et entrepreneur originaire de Montréal présentement basé à Baltimore, nous met en garde contre nous-mêmes et vulgarise plusieurs notions essentielles à l’usage adéquat du « cloud » en affaires.

Donc c’est un rendez-vous,

Karina Brousseau, éditrice du blogue Le feu sacré

Dossiers spéciaux pour jeunes entrepreneurs

Feu_artifice_2Vous n’êtes pas seuls à penser d’même…

Avoir l’input d’autres entrepreneurs lorsqu’on démarre son entreprise peut être bien utile!
Via les témoignages de 3 jeunes en démarrage d’entreprise suivis pendant 1 an dans les aléas de leurs démarches en affaires, découvrez les thématiques abordées sur le blogue Le feu sacré

Octobre 2014 – Dossier L’art de pivoter:

On aborde la notion de lean startup, de changements « agiles » et de capacité d’adaptation rapide dus aux aléas du marché visé.

Novembre 2014 – Dossier Les défis du web à très bas prix:
Les 3 entrepreneurs nous parlent des contorsions et astuces utilisées pour faire des miracles avec 1000$, et un stratège numérique commente à ce propos.

Décembre 2014 – Dossier Love money:
Les 3 entrepreneurs témoignent des avantages et des inconvénients de profiter (ou non!) de l’argent prêté par leurs proches pour le démarrage de leur entreprise. Une mentor chevronnée témoigne.

Janvier 2015 – Dossier Les bonnes résolutions d’affaires:
Quelles résolutions prendre lorsqu’on démarre en affaires, et quelles sont celles qu’on néglige trop souvent selon 13 experts réputés du milieu des affaires à Montréal.

Février 2015 – Dossier B2B:
Les partenariats, la vente et la négociation, les rapports de force, les tactiques… Découvrez les points de vue des 3 entrepreneurs en démarrage à ce chapitre. Des pros se prononcent également sur les meilleures pratiques de négociation à adopter dans un contexte B2B.

Bonne lecture,

Karina Brousseau, éditrice du blogue

Pour Réussir Son Site Web et Éviter Les Faux Pas

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Maxime Jobin

L’analyse des besoins à court et moyen terme est primordial pour s’assurer d’éviter les faux pas lors de la création d’un site web.  En se questionnant adéquatement au départ sur la direction souhaitée, il sera plus facile de faire des choix éclairés sur les solutions qui pourront répondre aux besoins présents et futurs et éviter de devoir recommencer à zéro.

Le succès d’un site web est déterminé en fonction de l’atteinte des objectifs d’affaires auxquels il doit répondre.  Il est donc important de les définir et de créer un site web qui adresse ces objectifs.

La création d’un site web n’est pas un « one shot deal ». Fini le temps où on créait notre site web sans devoir y retoucher pendant un an ou deux.  De nos jours, un site web n’est jamais réellement complet et il y a toujours des éléments à ajouter ou modifier.  Il est donc important de prévoir un budget pour l’évolution ainsi que du temps à y consacrer.  Le tout s’applique à tous les sites, peu importe si vous avez investi 1000$, 10 000$ ou 100 000$.

Il faut également établir un budget web proportionnel à nos attentes.  Si le site web est le seul moyen qui permettra de réaliser des ventes et que, selon vos prévisions financières, vous anticipez de vendre pour 80 000$ de ventes par année, il n’est pas logique d’avoir un budget de 1 000$ pour y parvenir.  Votre investissement doit être à la hauteur de vos ambitions.

Avec un budget restreint, minimisez le développement personnalisé.  Allez-y pour une solution qui répond à vos objectifs d’affaires et non à vos exigences en termes de design.  Assurez-vous d’utiliser un système de gestion de contenu, comme WordPress par exemple, qui vous permettra de modifier vous-même votre contenu.  Considérez l’utilisation d’un modèle de site déjà construit que vous pourrez légèrement adapter.

Le réflexe d’Andry (tel qu’abordé dans l’article Les défis du web à (très, très) bas prix) ou celui d’Isabelle (voir Quand les réseaux sociaux ne suffisent plus) de considérer une solution toute faite est une excellente idée dans leurs cas.  Il est important de s’assurer que la plateforme choisie leur permette d’évoluer selon leurs objectifs futurs.  Certaines plateformes, telles que Wix à titre d’exemple, ne permettent même pas d’avoir accès au code.  Il est donc important de faire les validations AVANT de prendre une décision.  Une décision hâtive peut devenir catastrophique au point de devoir tout recommencer.

Je recommande également de consulter mon rapport gratuit nommé Web 15 en 15 qui identifie les 15 éléments à considérer avant de créer son site web.  Il s’agit d’un bon départ avant de consulter un professionnel.

En résumé, l’identification des besoins des entrepreneurs sera la clé de leur succès à court et moyen terme.   Cela permettra de prioriser ce qui doit être fait en fonction des objectifs d’affaires et de valider si le budget est réaliste.  Autrement, ils risquent d’être déçus par leur site web.

Les défis du web à bas prix: quand les réseaux sociaux ne suffisent plus

Un an sans site web !

Depuis qu’elle s’est lancée en affaires, Isabelle Moïse, consultante à son compte en marketing et événementiel a beaucoup tablé sur sa présence dans les médias sociaux pour maintenir le contact avec son réseau et mousser sa notoriété auprès de clients potentiels. Compte Twitter, compte Facebook, compte LinkedIn, (…), elle dénombre plus de 1000 abonnés qui la suivent quotidiennement et partagent avec elle ses réflexions diverses. Disciplinée, elle s’active tous les jours sans exception et partage toutes sortes de nouvelles adaptées selon les canaux. 

Elle aura ainsi tenu plus d’un an sans site web. L’heure du site a maintenant sonné. Ce n’était qu’une question de temps!

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Avec la multiplication de ses contrats et les réalisations à son actif, elle souhaite aujourd’hui se doter d’un site web pour maximiser sa vitrine en ligne, avoir plus d’espace pour décrire ses services, présenter des photos ou vidéos d’événements coordonnés en exemple, mettre ses clients satisfaits de l’avant, ce que les réseaux sociaux ne lui permettent pas toujours de faire dans la forme qu’elle souhaiterait actuellement. Bien sûr, son site lui permettra de rejoindre un plus grand marché. Puis, le blogue qu’elle se promet d’y intégrer lui permettra d’engager (une fois de plus) la conversation avec ses visiteurs.

Cela dit, le constat est indéniable: si l’importance d’un site web en affaires demeure incontestable, l’urgence de sa mise en ligne reste, pour sa part, encore bien relative, selon le contexte. Même en 2014… ou surtout en 2014?  Vos commentaires sont bienvenus !

Comme Andry Lant Rakoto, elle compte utiliser un gabarit pour minimiser les coûts de développement et accélérer la mise en ligne. Une panoplie de fournisseurs mondialement reconnus tels que WordPress, Wix, Weebly seront certainement évalués par Isabelle. Il lui sera crucial de bien définir ses besoins à court, moyen et long terme, pour choisir adéquatement son outil d’édition. Visera-t-elle à moyen terme un marché international l’obligeant à multiplier les versions linguistiques de son contenu en ligne? Voudra-t-elle intégrer à son site un extranet pour faciliter les communications avec ses clients? Ce ne sont que quelques exemples de questions qu’elle devra se poser chemin faisant… La définition de ses services est déjà amorcée depuis plusieurs mois.

Une pierre, deux coups

Isabelle vise concrètement la mi-décembre pour mettre en ligne son site. Ce délai de quelques semaines semble bien réaliste a priori. Stratégique, elle jouxtera l’annonce de la sortie de son nouveau site à ses voeux des Fêtes. Idem pour les résolutions de la Nouvelle Année. Elle profitera de ses différentes tribunes dans les réseaux pour mousser le trafic également.

Isabelle envisage quelques avenues publicitaires telles que Facebook pour la promotion de son futur site. Elle réfléchit aussi à une éventuelle campagne de mots clés. Elle aura un budget limité à consacrer à la promotion du site à venir.  Sa présence importante sur les réseaux sociaux lui servira certainement, encore une fois, de levier efficace. Et, pour ce qui en est du référencement organique, elle pourra compter sur l’intégration d’articles de blogue dans son propre site pour supporter sa stratégie de contenu et maximiser son SEO.

Voici à ce propos un petit sondage éclair qui aiguillera certainement Isabelle Moïse pour l’alignement de sa promo à venir. Merci pour votre participation!

Quoi de neuf ?

Ces jours-ci, Isabelle commence une collaboration plus intensive comme consultante en communications et marketing pour un gros client, à raison de 2 jours par semaine. Ce nouveau mandat lui permettra de mettre à profit son expertise comme stratège, une force qu’elle souhaite depuis toujours mettre davantage de l’avant dans la définition de ses services. Aussi, ce contrat lui permettra de retrouver cet esprit d’équipe qui lui a toujours été si cher et qu’elle avait un peu perdu dans la dernière année, en tant que travailleur autonome.

Par ailleurs, ce contrat à durée indéterminée contribue à nourrir sa réflexion sur l’équipe, et l’embauche de coordonnateurs éventuels, étant donné qu’il la mobilisera de façon importante en dehors du bureau d’iMoïse Conseil. De beaux problèmes…

À ne pas manquer la semaine prochaine:

Maxime Jobin, stratège web, nous suggère des trucs pour un site web gagnant!

Donc, à la semaine prochaine!

Karina Brousseau, éditrice du blogue

Les défis du web à bas prix: la guerre des mots clés menée contre les géants du e-commerce

Frédéric René (Likisoft) est un habitué du web. Il connaît les rouages, les tactiques, les meilleures pratiques à adopter. Il est accompagné au quotidien d’une équipe ferrée de designers, intégrateurs, développeurs avec qui il assure une veille. Son produit est numérique, et il a déjà un super site web, c’est forcé!

Son défi à lui: se démarquer dans les moteurs de recherche, sortir du lot dans la marre des résultats, afin d’attirer un trafic de qualité et maximiser les chances de retombées directes.

Son budget de promotion en ligne est nettement plus élevé que celui des 2 autres entrepreneurs suivis dans ce blogue. Il demeure malgré tout bien mince en comparaison avec celui de ses compétiteurs (Shopify, Etsy, WPress et tutti quanti) ayant déjà des millions d’utilisateurs, et jouissant d’une notoriété internationale dans le même secteur d’activités (le e-commerce).

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Une joute de tous les instants avec Google 

Taper, juste pour voir, les mots « commerce » et « électronique » dans votre moteur de recherche. Pour arriver en tête de liste suite à la recherche de ces 2 mots conjugués, les compagnies peuvent dépenser plus de 10$ (par recherche d’internaute) dans les « enchères d’Adwords » . Vous l’aurez compris, se positionner sur la toile dans ce secteur n’est pas chose simple! On doit redoubler d’ingéniosité, mais surtout de rigueur à l’occasion de campagnes de mots clés. Pas question de s’asseoir sur son « steak » après avoir dressé une liste d’expressions pour Google Adwords et laisser aller la campagne.

Tous les jours, Frédéric et son équipe s’assurent que les mots ciblés au début de l’idéation de leur campagne rapportent concrètement des précieux clics, ne coûtent pas trop cher par rapport à leur efficacité (donc qu’ils entraînent des achats), et permettent réellement de se hisser dans le haut des résultats de recherche. Son petit budget (50$ par jour) demande une supervision accrue, car les dollars quotidiens pourraient s’épuiser beaucoup trop vite si on laissait des mots onéreux mener le bal.

Pour faire durer une campagne de mots clés, il faut régulièrement jouer de contorsions, faire des tests A-B, comprendre comment les clients visés effectuent leurs recherches, quels secteurs de produits sont peu représentés pour profiter du champ lexical laissé pour compte par les compétiteurs. Bref, un exercice exigeant de temps souvent minimisé par les agences, selon lui.

Frédéric se paye présentement une campagne exploratoire. A 50$ par jour, il compte donc tenir 3 mois, pour en bout de ligne vraiment savoir quels mots lui auront été les plus profitables. Ensuite, fort de sa meilleure compréhension sur les mécanismes de recherche de ses visiteurs, il établira une campagne plus élargie. Frédéric devra donc mesurer les retombées de chacun des 4500$ investis stratégiquement dans l’opération.

Un blogue: tabler sur les acquis

En plus de sa campagne de mots clés, Liki maximise son référencement organique grâce à la tenue d’un blogue spécialisé en e-commerce. Depuis le début, cette tribune permet à son frère et lui de se positionner comme experts en e-commerce, ainsi qu’en tant que leaders d’opinion. Leurs articles servent à vulgariser certains concepts en lien avec l’industrie et donnent beaucoup de crédibilité à Liki auprès de la presse, des pairs et des clients. Leur blogue faisait carrément partie de la stratégie communicationnelle au départ, et le ton adopté cadrait avec leur image de marque. Typiquement, les textes étaient publiés sur une base hebdomadaire. Le contenu généré au cours de la première année (plus de 52 articles) est donc substantiel. En pleine crise de croissance, le rythme de publication s’est ralenti, priorités obligent. Ses collègues et lui ajoutent toujours des nouveaux articles le plus souvent possible, mais quand le temps manque, ils mettent à jour des articles d’archives, leur ajoutent des nuances, des statistiques et bonifient le contenu. Les sujets abordés dans le blogue sont appelés à s’inspirer des questions les plus fréquemment posées par les clients.

À la vitesse grand V depuis 1 mois

Pas de répit pour Frédéric ces temps-ci, puisque les efforts soutenus des derniers mois portent enfin fruits. Beau problème, il s’en réjouit!

Les vendeurs sont plus « rodés », et performent bien en étant payés à la commission. Deux vendeurs additionnels viennent de se joindre à l’équipe. Les ventes augmentent de façon exponentielle. De nouvelles stratégies tarifaires sont explorées et seraient bientôt profitables pour des membres de certains regroupements.

Un acteur majeur vient de s’enquérir officiellement de sa solution en marque blanche. Plus de 60 000 clients de ce revendeur seront donc sujets à utiliser leur plateforme de commerce en ligne simplifiée. La structure technique de la solution devra irrémédiablement être à la hauteur. La marge de manoeuvre est de zéro. Si tout se passe bien, ce partenariat en attirera assurément d’autres.

Des récents contacts ont été établis en Amérique du Sud, et certains marchés émergents présentent un potentiel inouï pour Likisoft. Dans cette optique, les questions fiscales, financières et légales devront faire l’objet d’un coaching d’affaires le plus rapidement possible. Du mentorat entourant la négociation tactique sera également requis. Boursiers de la Fondation Montréal inc., les frères René pourront donc compter sur un réseau impressionnant d’experts en ce sens.

En terminant, un petit sondage éclair:

À surveiller la semaine prochaine:

Les défis du web à bas prix: Isabelle Moïse nous parle de son plan de match en ligne!

Donc, à la semaine prochaine!

Karina Brousseau, éditrice du blogue

 

 

Les défis du web à (très, très) bas prix

En 2014, la nécessité pour une entreprise en démarrage d’avoir un site web n’est pas à débattre. Les entrepreneurs suivis dans ce blogue sont tous présentement en train de travailler sur une nouvelle campagne ou une nouvelle approche en ligne. Leur niveau de familiarité avec les différentes étapes de développement d’un site ou d’une tactique promotionnelle web est très différent l’un de l’autre. Un point commun par contre: un budget infinimum, comme dirait Richard DesjardinsLe thème des défis du web à bas prix au cours du mois de novembre s’imposait de lui-même en terme de timing. Ainsi soit-il!

Nom: Andry Lant Rakoto
Niveau de confort avec le web: 3 sur 10
Budget: 1 sur 10
Démarche initiale : engager un développeur à son compte
Site: http://www.marclan.ca
Catégorie: vente en ligne de produits fins d’origine malgache

 

 

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Comme un million de gens…

Comme des millions d’autres, Andry Lant Rakoto n’est pas très familière avec les différentes étapes, les bonnes pratiques web, et peine à évaluer la pertinence des offres de services qu’on lui fait. Elle lit, se renseigne, mais clairement, ce n’est pas sa tasse de thé, elle s’en confesse. Mais elle vise comme tout le monde un site efficace, arrimé à l’image de sa gamme de produits. Elle aspire à un design axé sur ses objectifs de conversion. Elle est bien consciente que son site n’est pas parfait.

Occupée à d’autres dossiers cruciaux, elle a d’abord engagé un développeur indépendant qui lui promettait de lui programmer un beau site internet pour pas cher. C’est lui qui a réalisé toutes les étapes de développement, d’intégration et de tests. Il a géré la mise en ligne. Elle lui a fait confiance et s’est laissée guider.

Elle n’a malheureusement pas assez réservé de budget pour la maintenance du site (la mesure des résultats, la mise à jour du site, et l’évolution de l’architecture et du design en fonction de l’évolution de ses gammes de produits). La promotion du site via des campagnes de mots clés et l’optimisation de contenu en fonction des moteurs de recherche sont, toujours pour des questions d’argent, restées inadéquates.

Après désormais 8 mois en ligne, elle est déçue du site qui lui apparaît peu ergonomique, peu axé sur la vente en ligne et peu performant. Elle n’est pas capable de le mettre à jour à sa guise pour ajouter de nouvelles gammes de produits à la liste. Elle comprend mal son outil de gestion de contenu et n’est pas maître du « code source » programmé par le développeur.

Certes, le site répond à son besoin d’être présente sur le Web, lui sert bien de carte d’affaires au quotidien, et a permis à quelques milliers de visiteurs de découvrir ses produits. Mais les transactions en ligne doivent augmenter en priorité. C’est son objectif de conversion no 1. Elle ne croit pas qu’elle y parviendra avec le site actuel.

Pourtant, elle a toujours su, particulièrement dans le secteur du commerce au détail, que l’image et le design d’un site sont cruciaux. Mais la distribution des dollars pour l’ensemble de l’oeuvre a été mal répartie: trop d’argent investi sur le site comme tel, et pas assez sur les éléments qui font qu’on le consulte, qu’on le réfère, qu’on y accède, qu’on l’utilise, qu’on le partage et qu’on y revient. Comme si l’on avait construit un palais dans le désert, mais sans route pour s’y rendre.

Un diagnostique révélateur

Telle qu’elle nous en parlait il y a un mois, Andry a fait analyser le site et le référencement organique qui lui génère présentement du trafic afin de connaître l’état des lieux. Verdict, sans surprise:

  • ajustement des textes nécessaire pour améliorer la performance de mots-clés et leur référencement organique
  • changement de plate-forme d’édition pour avoir la souplesse d’ajuster l’architecture du site en fonction de l’évolution de ses gammes de produits, selon les marchés visés
  • modification des fonctionnalités et du design pour maximiser les ventes.

Par contre, le budget n’a pas changé: environ 1000$ seront disponibles pour l’année à venir. 

C’est là qu’on est rendu! Maintenant, il s’agit d’appliquer les recommandations précédentes.

Déterminée, elle envisage d’utiliser un gabarit pour faciliter l’édition, minimiser les coûts d’intégration et de développement. Elle gardera la majeure partie de son budget pour la promotion du futur site. Des firmes soumissionneront pour la mise en oeuvre des étapes subséquentes.

Qu’en pensez-vous?

 

Sinon quoi d’autres?

Bonne nouvelle: la sortie des produits de breuvages exotiques s’est déroulée comme prévu! Thé, chocolat chaud de luxe et café sont désormais offerts en ligne pour les amateurs. Des petites douceurs pour soi ou pour offrir en cadeau, c’est toujours apprécié!

Au Québec depuis seulement 4 ans, Andry est en train de bâtir son réseau de contacts, entre autres avec ses pairs entrepreneurs. Elle multiplie ses activités de réseautage. Elle tiendra d’ailleurs un kiosque au Salon des Jeunes Entrepreneurs Immigrants ce samedi 8 novembre au marché Bonsecours.  Venez la rencontrer!

Par ailleurs, Andry est actuellement à la recherche d’un mentor, car elle a besoin de parler de son entreprise, mais également de briser l’isolement. Elle cherche donc un mentor qui saura non seulement l’aiguiller dans l’orientation stratégique de Marclan, la challenger sur ses décisions, se faire l’avocat du diable et lui donner l’heure juste, mais aussi l’aider à mettre en perspective ses doutes, ses états d’esprits comme entrepreneure.

Aussi, elle mènera des recherches en ce qui a trait au support à l’exportation dans les prochaines semaines. À suivre!

A surveiller, sur le même thème, mardi prochain:

David se mesure à Goliath: le témoignage d’un habitué du web, Frédéric René de Likisoft!

Donc, à la semaine prochaine!

Karina Brousseau, éditrice du blogue

 

 

 

L’art de pivoter: Le luxe de pivoter seule!

Le fantasme d’être son propre patron, de faire ses horaires, de faire ses suivis téléphoniques en pyj sur son balcon au chalet, en buvant un grand latte fait maison, tout relax, avec la barbe de trois jours ou sans maquillage si possible, habite plusieurs d’entre nous.

Même si tout le monde sait bien que la réalité d’un travailleur autonome est dans les faits tout autre, l’idéal persiste. Isabelle Moïse, à son compte depuis 1 an, vous en parlerait pendant des heures.

Cet idéal dessert bien les clients, cela dit: ils savent bien que la « shop » ne ferme jamais vraiment! Certes, l’espace temps est plus souple, mais la plage horaire où les blocs de travail s’exécutent, elle, est beaucoup plus large! Et, pour une jeune consultante en événementiel et marketing, service-clientèle et compétition obligent à être disponible en tout temps. Surtout en démarrage, tout repose sur ses épaules. Dur, dur, de prendre des vacances ou de débrancher le téléphone.

Très expérimentée et appuyée d’un réseau impressionnant à la fois de clients, de fournisseurs, de mentors, d’amis issus de nombreux secteurs et de partout dans le monde, Isabelle carbure aux nouveaux projets. Beau problème, on en conviendra tous, les contrats viennent à elle et sont nombreux, donc elle peine un peu à balancer la réalisation de ses mandats avec son développement des affaires.  Le temps requis pour réellement se pencher en profondeur sur sa stratégie de marketing et sa stratégie financière manque cruellement.

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Poussée par le vent, à la croisée des chemins

C’est dans une boîte spécialisée en organisation d’événements corporatifs de tous acabits, Opus 3, qu’elle a pris du galon. Pendant 10 ans, elle a gravi tous les échelons, d’abord comme coordonnatrice de projets, puis comme directrice de comptes, pour finalement assurer la direction générale en 2012. Mais, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel, Isabelle a eu besoin, en 2013, d’un temps de réflexion, pour se retrouver, se reconnecter avec ses envies, ses ambitions.

En prenant le pouls à gauche et à droite, plusieurs de ses amis ou ex-clients l’encourageaient à se lancer en affaires. Les gens la rassuraient sur la valeur de son nom, sa réputation, et souhaitaient continuer de faire affaire avec elle. Elle se retrouvait donc devant un choix à faire: continuer en tant qu’employée dans une (autre) entreprise, ou se lancer, et si oui, comment ?!

Un an d’étude empirique

Candidement, elle en convient, c’est sans plan réellement précis qu’elle décida de faire le saut. C’est beaucoup plus son besoin de réalisation, de découverte, et de changement à tous les niveaux qui l’a poussée dans l’arène. Elle connaissait ses forces et les a simplement mises de l’avant dans son offre de service. That’s it!

Mais, prudente, elle s’est toujours dit qu’elle observerait pendant 12 mois comment ça se passe sur le terrain, conviendrait de certaines éphémérides, vérifierait si le portefeuille est toujours minimalement garni dans les périodes plus creuses pour mieux les planifier dans le futur. Elle a donc mené une étude de marché, dont elle-même faisait l’objet, qui la questionnait dans sa propre position, et lui permettait de raffiner sa niche. Normal, elle incarne sa propre marque! Son produit (c’est elle) et son bagage de 10 ans comme directrice-conseil dans la même sphère chez son ancien employeur lui permettent de tabler sur sa connaissance du marché et de la compétition.

Cela dit, à l’écoute de ses émotions et ses envies personnelles, elle embrasse certains partenariats, choisit ses mandats et les trie subséquemment.  Que ce soit parce que le secteur d’activités de son client l’intéresse, ou que la bonne cause l’interpelle, ce n’est pas a priori pour l’argent qu’elle fait ce métier. Idéaliste? Certainement! De façon assumée de surcroît. Mais sans pour autant ne pas avoir de visées ambitieuses. Seulement, à ce stade-ci de sa vie, c’est avec le désir profond d’aider en mettant son expertise au profit des autres, d’être connectée avec ses réelles envies et ses valeurs qu’elle avance. Son offre de services et son message ont, à titre d’exemple, été ajustés au cours de l’année pour positionner plus fortement ses services comme stratège, ce qu’elle souhaite faire, pour aller au-delà des services logistiques (son étiquette naturelle de toujours).

Pivoter et gérer ses propres attentes

Quand on aborde la question du pivotement, elle hésite. «  L’art de pivoter, pour moi, c’est s’adapter et réagir au bon moment pour ré-enligner les flûtes, tout au long de son évolution. Comme je suis seule pour l’instant, que cela fait 1 an seulement que je suis enregistrée, et que mon plan d’affaires n’est pas encore à proprement dit arrêté (j’y travaille, cela dit!), mon plus grand défi d’adaptation est celui de gérer mes propres attentes, et surtout de mesurer l’importance de certains aspects dans mon bonheur professionnel. Faire des choix d’affaires conséquents à mes valeurs intrinsèques.» 

C’est automatique: c’est quand on perd quelque chose, qu’on découvre à quel point on l’appréciait. Comme Isabelle est une véritable « bibitte sociale », la cohésion avec un groupe au quotidien et le travail d’équipe, entre autres, lui manquent parfois. L’auto-discipline et le courage de ses idées, en tout temps, lui sont d’autant plus essentiels depuis qu’elle est à son compte.

« C’est toute une aventure humaine, en tout cas, je me découvre énormément…», confie-t-elle.

Qu’est-ce qui se trame?

Dans les prochaines semaines, Isabelle s’occupera de créer son site web officiel, pour complémenter ses efforts d’auto-promotion via les réseaux sociaux.

Elle poursuivra en parallèle sa réflexion sur sa structure budgétaire, les fonds de roulement disponibles, le calendrier à venir pour clarifier les secteurs d’affaires à prioriser et les « indicateurs de succès » à mesurer. 

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À ne pas manquer la semaine prochaine:

Une métaphore intéressante à l’art de pivoter et une critique du livre « Zero to one » de Peter Thiel.

Donc, à la semaine prochaine!

Karina Brousseau, éditrice du blogue