Sophie Bérubé: quand auto-promotion et « branding » personnel riment avec « proximité »


Dans le cadre de la thématique du « branding » personnel et de l’auto-promotion tout au long du mois d’avril sur le blogue Le feu sacré, je sors exceptionnellement du cadre de la formule habituelle pour présenter des figures publiques inspirantes, de secteurs divers, confrontées au quotidien avec leur propre image. Les entrepreneurs en démarrage d’entreprise peuvent tirer profit de leurs expériences et s’inspirer de leur approche. 


Cette semaine, c’est avec Sophie Bérubé que j’aborde la question de l’auto-promotion.  Avocate, journaliste, auteur de 3 romans à succès (Sans Antécédents, un thriller amoureux best-seller, La Sorcière du palais, un thriller judiciaire et Premières Fois, une histoire coquine), chroniqueuse, animatrice radio et télé, conférencière, blogueuse notamment pour le Huffington Post, Sophie Bérubé travaille présentement à l’écriture de son 4e roman qu’elle compte publier cette année. 

Pour elle, exercer un métier médiatique sous-entend être désirable aux yeux des médias, entretenir constamment son capital de sympathie auprès du public visé par ces mêmes médias et miser sur sa valeur ajoutée (entendre ici sa quantité de fans et son image) pour inciter à sa propre embauche.

sophie berube

Sophie Bérubé

Plus grand que nature

L’industrie médiatique est en redéfinition constante. Les ressources financières sont plus limitées, de grandes familles de médias consolident leur portée et leurs ressources.

« Les contrats d’animation sont plus courts et l’engagement plus éphémère entre les producteurs et les diffuseurs. Ça devient de plus en plus difficile de miser sur le long terme avec son employeur et, être généraliste, comme moi, est devenu pratiquement implicite dans le métier », admet Sophie.

Le recrutement des talents par les grands médias tient de plus en plus compte de la réputation des journalistes-chroniqueurs-animateurs sur le web. Le réseau social du « porteur de micro » est parfois déterminant lors du choix de ce dernier pour prendre la barre d’une émission.

« C’est une question de perception; si notre communauté sur les réseaux sociaux est imposante, elle peut contribuer à nous faire paraître plus big. Ça nous rend plus « sexy » et ça améliore notre image de marque. En autant que l’approche soit authentique. L’auto-promo en ligne est simplement incontournable en 2015 pour toutes les figures publiques », soutient Sophie.

Écosystème des followers

Dans cet univers médiatique à la portée de tous, c’est tout un art d’équilibrer son image, tout en évoluant comme être humain et en continuant d’être soi-même, de ne pas tomber dans la « prostitution », de rester crédible et authentique. Au fil du temps, nos goûts changent, notre look change, notre approche comme journaliste évolue.

« Pour que le public continue de nous suivre, j’ai constaté qu’il faut développer une relation de proximité avec lui. Et il faut gérer les différentes communautés en adaptant notre discours. Les gens qui me suivent parce qu’ils ont lu mes romans ne sont pas les mêmes gens qui me suivent parce qu’ils ont aimé mon animation à Radio X, à titre d’exemple. Pourtant, ces gens cohabitent harmonieusement dans mon « écosystème » social », précise Sophie.

La transparence comme marque de commerce

« Pour ma part, je qualifie mon approche en ligne de transparente. Je dévoile beaucoup de mon quotidien, de mes opinions, beaucoup plus qu’avant. Bien sûr, cette façon de se présenter peut faire peur au début, car elle peut nous rendre plus vulnérable aux commentaires négatifs et aux dérapages. Mais c’est un peu ça être soi-même : Damn if you do, damn if you don’t! La transparence pour moi est plus facile à gérer, car je n’ai pas à mentir ou à dissimuler ma nature pour mieux me vendre. Et naturellement, ça correspond à ma personnalité. Elle ouvre la porte à plus d’échanges et m’amène cette proximité tant recherchée avec ma communauté. C’est ce qui me sert le mieux et qui représente là où j’en suis », poursuit Sophie.

En effet, la transparence est toute indiquée pour une femme aussi assumée…et authentique!

Comme en musique…

D’autre part, le côté démocratique du web entraîne nécessairement une accessibilité accrue à toutes les plateformes de diffusion. N’importe qui peut désormais avoir une voix dans l’espace public ce qui altère le paysage médiatique considérablement. Des « gens de tout acabits » tiennent désormais un « micro », et des sous-cultures médiatiques voient le jour, ce qui est bien, de façon générale. Mais ça augmente la compétition et dilue un peu le statut des figures médiatiques « traditionnelles »…

C’est pareil pour les musiciens, les chanteurs, les photographes, et tous les artistes utilisant des supports numériques pour créer: l’offre n’aura jamais été aussi importante, et les revers, aussi marqués…

 

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2 réflexions sur “Sophie Bérubé: quand auto-promotion et « branding » personnel riment avec « proximité »

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