Les défis du web à (très, très) bas prix


En 2014, la nécessité pour une entreprise en démarrage d’avoir un site web n’est pas à débattre. Les entrepreneurs suivis dans ce blogue sont tous présentement en train de travailler sur une nouvelle campagne ou une nouvelle approche en ligne. Leur niveau de familiarité avec les différentes étapes de développement d’un site ou d’une tactique promotionnelle web est très différent l’un de l’autre. Un point commun par contre: un budget infinimum, comme dirait Richard DesjardinsLe thème des défis du web à bas prix au cours du mois de novembre s’imposait de lui-même en terme de timing. Ainsi soit-il!

Nom: Andry Lant Rakoto
Niveau de confort avec le web: 3 sur 10
Budget: 1 sur 10
Démarche initiale : engager un développeur à son compte
Site: http://www.marclan.ca
Catégorie: vente en ligne de produits fins d’origine malgache

 

 

Capture d’écran 2014-10-27 à 21.04.13

 

Comme un million de gens…

Comme des millions d’autres, Andry Lant Rakoto n’est pas très familière avec les différentes étapes, les bonnes pratiques web, et peine à évaluer la pertinence des offres de services qu’on lui fait. Elle lit, se renseigne, mais clairement, ce n’est pas sa tasse de thé, elle s’en confesse. Mais elle vise comme tout le monde un site efficace, arrimé à l’image de sa gamme de produits. Elle aspire à un design axé sur ses objectifs de conversion. Elle est bien consciente que son site n’est pas parfait.

Occupée à d’autres dossiers cruciaux, elle a d’abord engagé un développeur indépendant qui lui promettait de lui programmer un beau site internet pour pas cher. C’est lui qui a réalisé toutes les étapes de développement, d’intégration et de tests. Il a géré la mise en ligne. Elle lui a fait confiance et s’est laissée guider.

Elle n’a malheureusement pas assez réservé de budget pour la maintenance du site (la mesure des résultats, la mise à jour du site, et l’évolution de l’architecture et du design en fonction de l’évolution de ses gammes de produits). La promotion du site via des campagnes de mots clés et l’optimisation de contenu en fonction des moteurs de recherche sont, toujours pour des questions d’argent, restées inadéquates.

Après désormais 8 mois en ligne, elle est déçue du site qui lui apparaît peu ergonomique, peu axé sur la vente en ligne et peu performant. Elle n’est pas capable de le mettre à jour à sa guise pour ajouter de nouvelles gammes de produits à la liste. Elle comprend mal son outil de gestion de contenu et n’est pas maître du « code source » programmé par le développeur.

Certes, le site répond à son besoin d’être présente sur le Web, lui sert bien de carte d’affaires au quotidien, et a permis à quelques milliers de visiteurs de découvrir ses produits. Mais les transactions en ligne doivent augmenter en priorité. C’est son objectif de conversion no 1. Elle ne croit pas qu’elle y parviendra avec le site actuel.

Pourtant, elle a toujours su, particulièrement dans le secteur du commerce au détail, que l’image et le design d’un site sont cruciaux. Mais la distribution des dollars pour l’ensemble de l’oeuvre a été mal répartie: trop d’argent investi sur le site comme tel, et pas assez sur les éléments qui font qu’on le consulte, qu’on le réfère, qu’on y accède, qu’on l’utilise, qu’on le partage et qu’on y revient. Comme si l’on avait construit un palais dans le désert, mais sans route pour s’y rendre.

Un diagnostique révélateur

Telle qu’elle nous en parlait il y a un mois, Andry a fait analyser le site et le référencement organique qui lui génère présentement du trafic afin de connaître l’état des lieux. Verdict, sans surprise:

  • ajustement des textes nécessaire pour améliorer la performance de mots-clés et leur référencement organique
  • changement de plate-forme d’édition pour avoir la souplesse d’ajuster l’architecture du site en fonction de l’évolution de ses gammes de produits, selon les marchés visés
  • modification des fonctionnalités et du design pour maximiser les ventes.

Par contre, le budget n’a pas changé: environ 1000$ seront disponibles pour l’année à venir. 

C’est là qu’on est rendu! Maintenant, il s’agit d’appliquer les recommandations précédentes.

Déterminée, elle envisage d’utiliser un gabarit pour faciliter l’édition, minimiser les coûts d’intégration et de développement. Elle gardera la majeure partie de son budget pour la promotion du futur site. Des firmes soumissionneront pour la mise en oeuvre des étapes subséquentes.

Qu’en pensez-vous?

 

Sinon quoi d’autres?

Bonne nouvelle: la sortie des produits de breuvages exotiques s’est déroulée comme prévu! Thé, chocolat chaud de luxe et café sont désormais offerts en ligne pour les amateurs. Des petites douceurs pour soi ou pour offrir en cadeau, c’est toujours apprécié!

Au Québec depuis seulement 4 ans, Andry est en train de bâtir son réseau de contacts, entre autres avec ses pairs entrepreneurs. Elle multiplie ses activités de réseautage. Elle tiendra d’ailleurs un kiosque au Salon des Jeunes Entrepreneurs Immigrants ce samedi 8 novembre au marché Bonsecours.  Venez la rencontrer!

Par ailleurs, Andry est actuellement à la recherche d’un mentor, car elle a besoin de parler de son entreprise, mais également de briser l’isolement. Elle cherche donc un mentor qui saura non seulement l’aiguiller dans l’orientation stratégique de Marclan, la challenger sur ses décisions, se faire l’avocat du diable et lui donner l’heure juste, mais aussi l’aider à mettre en perspective ses doutes, ses états d’esprits comme entrepreneure.

Aussi, elle mènera des recherches en ce qui a trait au support à l’exportation dans les prochaines semaines. À suivre!

A surveiller, sur le même thème, mardi prochain:

David se mesure à Goliath: le témoignage d’un habitué du web, Frédéric René de Likisoft!

Donc, à la semaine prochaine!

Karina Brousseau, éditrice du blogue

 

 

 

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6 réflexions sur “Les défis du web à (très, très) bas prix

  1. Merci encore Andry pour ton témoignage et ta transparence dans notre entrevue ; )
    De mon point de vue, ce qui sera aussi super important dans ta démarche, en plus du choix d’une nouvelle plateforme d’édition et d’un gabarit de site transactionnel adapté à toutes tes gammes de produits, c’est que tu t’assures que ton image de marque ou ton « branding » en bon français, soit bien réfléchie, en amont.
    Particulièrement dans ton secteur (des produits fins d’origine malgache), l’image, le « packaging » et toute la stratégie élargie de communication et de promotion (en ligne ou non) doivent être arrimés, en tout temps. Pense en termes de « multi-canaux ».
    Si ta stratégie de marque est forte, elle pourra être plus facilement déclinée dans l’ensemble de tes outils de promotion, dont ton site web à venir, et pourra être supportée par une stratégie de contenu sur ton site également. Ton site à venir devra refléter le côté exotique de tes produits, leur grande qualité, en plus d’en faire l’étalage. N’hésite pas à incorporer plus d’information sur Madagascar dans ton site. Chaque bouchée, chaque parfum de tes produits nous y transportent!
    Fais-nous découvrir à quel point tu es amoureuse de ton pays d’origine et comment tu mets d’l’amour dans tes petits pots!!
    Lâche pas!

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  2. Si l’objectif est d’augmenter la portée marketing du site, modifier le site pour le rendre plus facilement consultable sur une tablette et d’autres petits appareils devrait être une priorité.

    Pour des raisons techniques, mon navigateur est configuré en anglais par défaut. J’arrive donc sur la version mobile anglaise automatiquement. Je n’ai pas trouvé comment naviguer vers la version française mobile du site à partir de la version anglaise.

    La version mobile de ce site, bien que fonctionnelle, est pratiquement dénuée de tout aspect graphique nous rappelant la version « desktop », sauf un logo trop gros qui prend une trop grosse portion de l’écran.

    L’outil de recherche devrait être placé en haut dans un menu « responsif » (accessible optionnellement depuis une icone « ? » au lieu d’être toujours visible. Les gens vont d’abord consulter par catégorie avant de faire une recherche.

    Il faut aller tout en bas de la page pour accéder aux offres promotionnelles en cours. Une fois sur la page « Offers » il faut regarder le url dans la barre d’adresse de notre navigateur pour savoir si nous sommes toujours sur le site marclan.ca.

    Le lien « Authentication » en haut devrait être changé pour quelque chose de plus amical comme « Sign in ».

    Outre l’aspect mobile il y a le référencement organique.
    En 2014 les engins de recherche web (Google, Bing, Yahoo, etc) utilisent, lorsque disponible, les méta-données du type schemas.org pour décrire le contenu des pages. Il s’agit de tags (balises html) et d’attributs html laissant savoir aux engins de recherche que la page que vous consultez est en fait à propos d’un produit, d’un individu, d’un événevement, d’un lieu, etc. Il est très facile de configurer un site pour que ces tags et attributs soient utilisés dans le html généré. Après une brève recherche, j’ai trouvé cet article (http://nemops.com/prestashop-google-rich-snippets/) qui explique en détail la procédure à suivre pour l’intégration des tags schemas.org à même un site PrestaShop, qui je crois bien être l’engin de commerce électronique utilisé par marclan.ca. En suivant cette recette et en l’appliquant dans la page de détails des produits, le référencement organique sera grandement optimisé pour les Google, Bing, Yahoo de ce monde.

    Je réalise qu’avec un si petit budget que l’utilisation d’un gabarit est ce qui fait la différence entre être en affaires sur le web et ne pas l’être du tout. C’est ce que je ferais probablement dans les mêmes circonstances, même si je suis développeur web depuis 15 ans. Il faut juste être conscient des limitations de ce genre de système.

    Dans le cas de Marclan.ca le système de commerce lui-même n’est pas affecté. Le modèle est simple, un produit et une quantité à choisir. C’est moins compliqué que des chandails où il faut choisir une taille ou pire, la vente d’armoires de cuisine sur mesure.

    L’utilisation d’un engin de commerce électronique tel que PrestaShop n’est pas un problème en soit. La non-optimisation de l’engin peut toutefois le devenir. Bien que Marclan.ca ne soit pas horriblement lent, le site n’est clairement pas rapide. Cela s’explique par le code source largement non-optimisé. L’affichage d’une seule page du site force le téléchargement de plus de 48 scripts (javascript) et feuilles de style (css), sans compter les images. Si ce nombre pouvait être réduit, le site afficherait plus rapidement, surtout sur les appareils mobiles. Les fichiers css et les scripts javascript devraient être compressés pour réduire la quantité d’information devant être transmise du serveur au navigateur. Aujourd’hui la page http://www.marclan.ca/fr/home/25-noir-44-cacao-au-cafe-.html force le téléchargemetn de plus de 656 KB! C’est beaucoup et pourrait être réduit de moitié.

    Si les choses vont bien prochainement pour Marclan.ca Andry arrivera éventuellement à la croisée des chemin entre continuer avec ce gabarit ou élaborer une solution sur mesure. On peut payer un programmeur quelques dollars pour modifier le gabarit de temps à autres ou opter pour une solution sur mesure qui palie aux problèmes rencontrés dans les solutions « one size fits all » tel qu’offertes par PrestaShop.

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