Avec les lunettes de mon mentor d’affaires…

Frédéric René, co-fondateur et CEO chez LikiSoft, est en affaires avec son frère Jean-François René et la boîte de commerce électronique, qu’ils bâtissent ensembles depuis déjà 2 ans, a le vent en poupe. L’entreprise s’apprête à changer de phase de développement. J’aborde avec lui la question du mentorat. Accompagné depuis ses débuts en affaires par un mentor de confiance, c’est avec enthousiasme qu’il a répondu à mon invitation à se confier sur cette relation précieuse, pour le bonheur des lecteurs du blogue Le feu sacré!


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Quand la lassitude nous guette

Quand on démarre son entreprise, il faut s’armer de patience, c’est bien connu!

Selon la longueur de nos cycles de ventes, les efforts de commercialisation peuvent prendre plusieurs mois à se concrétiser en argent sonnant. Il faut laisser le temps aux partenaires de prendre leurs décisions et, plus les partenaires sont importants, plus les équipes décisionnelles sont imposantes. Les séances de négociation se prolongent, les délais de rencontres avec les intervenants impliqués sont généralement plus longs et les préliminaires pour arriver à signer une entente en bonne et due forme sont plus nombreux.

« C’est trippant, mais c’est essoufflant à la longue! Il y a une « mécanique » dans le processus de vente et dans le processus des rondes de financement. On prépare nos documents personnalisés, on tient régulièrement nos contacts informés de l’évolution de l’entreprise, on prend des rendez-vous, on présente la compagnie, on se justifie sur notre stratégie: on est en mode séduction. Cette mécanique est nécessaire, mais certaines tâches peuvent parfois sembler « redondantes ». Quand les démarches aboutissent, c’est un rush d’adrénaline incroyable, très porteur, très dynamisant pour les vendeurs, mais aussi pour toute l’équipe. Ça confirme à tout le monde qu’on a raison de croire au produit et en la compagnie! Mais quand c’est long, qu’il y a des périodes d’incertitudes, les tâches redondantes faisant partie du processus obligatoire nous irritent davantage. Je me sens las, à l’occasion. Mon mentor m’apporte un support crucial dans ces moments-là! » avoue Frédéric.

Savoir s’abreuver « ailleurs », élargir notre « définition de succès », voir les progrès dans tous les départements deviennent alors essentiels. Pour continuer sans relâche, il faut s’encourager avec toutes les victoires et les progrès concrets, qu’ils soient les nôtres directement ou ceux de chaque membre de l’équipe.

« C’est là où la notion d’esprit d’équipe prend tout son sens!» renchérit-il.

De la phase d’introduction à la phase de croissance de l’entreprise

Un démarrage d’entreprise peut être plus ou moins long selon les entreprises, selon leurs secteurs d’activités, selon la présence de la compétition, etc. Souvent, au démarrage, l’entreprise profite de l’effet de la nouveauté, d’un buzz médiatique, d’un engouement de l’industrie et de la curiosité des clients. Les premiers clients servent de levier promotionnel pour aller en chercher d’autres. La courbe de croissance est intéressante, mais elle peut ralentir après quelques mois et devenir plus linéaire. C’est ce qu’on appelle la phase d’introduction.

Pour passer de la phase d’introduction à la phase de croissance comme telle, il faut beaucoup d’énergie. Il faut stabiliser les acquis et raffiner nos stratégies pour booster le développement des affaires. Ces nouveaux défis de gestion sont exigeants et l’aide extérieure d’un mentor aguerri, expérimenté en entrepreneuriat, qui pose un regard impartial sur l’état des lieux, peut s’avérer cruciale dans cette période charnière.

« Ce qui est génial avec mon mentor, c’est qu’il a été entrepreneur dans un autre secteur que celui des technos. Il voit les choses d’un oeil différent et me fait regarder par d’autres genres de lunettes. Il m’aide à analyser chaque situation d’un autre angle. Il m’aiguille dans les activités de gestion plus génériques, communes à tous les secteurs, telles que les ressources humaines, les finances, la comptabilité. La confiance est établie, donc on aborde aussi sans problème le côté plus personnel également. Il ne prend jamais position de toute façon. Il est très respectueux et adroit, verbalement. Quand on se rencontre, je suis 100% réceptif à ses propos. Je ne me sens jamais jugé par lui…», explique Frédéric.

Pour un mentorat d’affaires gagnant

Frédéric en convient: l’humilité, l’ouverture, la curiosité de l’autre, la facilité à communiquer avec son mentor, à verbaliser l’état des lieux de notre entreprise ou nos émotions et nos doutes sont des facteurs facilitant pour retirer le maximum d’une relation mentor-mentoré.

« C’est certain qu’il faut au départ vouloir se remettre en question, vouloir se questionner et reconnaître que notre vérité n’est pas la seule vérité. Si les fondements de nos décisions sont remis en cause par notre mentor, il faut être capable d’entendre ses solutions alternatives et peut-être, éventuellement, écarter nos premières analyses. Cela sous-entend bien entendu avoir suffisamment confiance en soi pour ne pas se diminuer suite aux critiques constructives et avoir également suffisamment confiance en soi pour savoir qu’on saura bien évaluer et choisir parmi les options présentées par un mentor, si applicable. Si on est fermé à d’autres visions, qu’on se sent toujours incompris ou qu’on occulte les meilleures pratiques présentées (par orgueil, par fierté, ou pour d’autres raisons), on passe à côté de l’essence-même du mentorat! » rappelle-t-il.


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Mon entrevue avec Andry Lant Rakoto, jeune entrepreneure montréalaise d’origine malgache, qui nous parle de mentorat en cette période de pivot de Marclan. Son entreprise s’oriente, depuis quelques mois, vers le marché B2B de l’alimentation.

À ne pas manquer la semaine prochaine:

Isabelle Moïse, consultante à son compte, nous explique pourquoi elle n’a pas, pour sa part, recours aux services d’un mentor. 

Donc, c’est un rendez-vous!

Karina Brousseau, éditrice

Mentorat: développer son savoir-être entrepreneurial

Le blogue Le feu sacré se consacre, tout au long du mois de juin, au mentorat et au coaching d’affaires en démarrage d’entreprise. Les 3 entrepreneurs suivis dans ce blogue se confient sur le type de support extérieur dont ils profitent pour les aider dans leurs démarches en affaires. Cette semaine, je m’entretiens avec Andry Lant Rakoto, jeune entrepreneure d’origine malgache et CEO des produits fins Marclan. Elle en est encore à sa première année de démarrage d’entreprise. Elle vient d’effectuer un pivot majeur dans la stratégie de son développement des affaires en prenant un virage B2B et en offrant aux professionnels du secteur alimentaire québécois et canadien ses produits de chocolat, vanille et épices fines de Madagascar. J’aborde avec elle le rôle important que joue son mentor d’affaires dans le succès de ce virage à 90 degrés.


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Au Québec depuis moins de 5 ans, Andry Lant Rakoto n’a pas perdu de temps pour s’intégrer chez nous et se lancer en affaires. En plus de mettre les bouchées doubles dans la mise en oeuvre de son projet, elle a su se bâtir un réseau enviable dans les différentes communautés liées à ses activités. Parmi la multitude de ressources offertes dans le milieu entrepreneurial (coaching technique, coaching de vie personnelle et professionnelle, consultants, conseillers, mentorat), c’est vers le mentorat d’affaires qu’elle a toujours penché. Coach d’affaires elle-même au Centre d’Entrepreneurship HEC-POLY-UdeM, elle connaît bien l’importance de développer son « savoir-être » entrepreneurial avec un mentor, qu’elle estime crucial pour réussir dans les premières années de vie d’entrepreneur.

Tout vient à point à qui sait attendre

La rencontre d’un mentor d’affaires avec qui ça clique est un véritable cadeau. Grâce au REPAF (le Réseau des entrepreneurs et professionnels africains), elle profite maintenant d’une aide précieuse de son mentor attitréLe timing de cette rencontre ne pouvait pas être plus parfait.

« J’ai eu le bonheur de pouvoir compter sur un mentor spécialisé en développement des affaires, au moment-même où je changeais ma stratégie de mise en marché. Je venais tout juste de m’inscrire au SIAL Canada, un des plus gros salons alimentaires du pays, où tous les exposants et les participants sont issus du secteur agroalimentaire. Il m’a aidé à penser à tout en me posant les bonnes questions et a sanctionné plusieurs de mes intuitions et analyses. Il ne m’a jamais dit quoi faire; il m’a permis d’approfondir mes réflexions. Je suis arrivée au SIAL en plein possession de mes moyens, confiante et préparée à pouvoir livrer mes services peu importe la quantité de commandes générées suite au congrès. Depuis, on apprend à se connaître, on découvre nos affinités, la confiance grandit. Sans mon mentor, la transition vers ce nouveau marché serait beaucoup plus ardue… », explique Andry.

La relation « mentor-mentoré »

Voilà déjà 2 mois qu’Andry est mentorée. Elle est très satisfaite jusqu’à présent et le programme répond en tous points à ses attentes. Les facteurs primordiaux de succès sont respectés:

« Les mentors d’affaires se doivent d’être expérimentés dans leur secteur, impartiaux et bénévoles. Il y a un code d’éthique à respecter dans n’importe quel programme de mentorat. Les échanges doivent aussi rester confidentiels et il ne doit y avoir aucun risque de conflits d’intérêts entre le mentor et le mentoré. Ensuite, la qualité de la relation est beaucoup liée au respect mutuel qui s’installe. Les mentorés doivent faire leurs devoirs en amont pour maximiser le temps précieux dont ils disposent avec leur mentor. Établir des objectifs clairs avant chacune des rencontres est essentiel et les exprimer clairement l’est tout autant! Par exemple, je prépare toujours mes documents à l’avance et arrive systématiquement aux entretiens avec un ordre du jour», précise-t-elle.

Une relation mentor-mentoré, comme n’importe quelle relation, se bâtit et se bonifie avec le temps. Après la période d’observation mutuelle des débuts, la confiance s’établit, les personnalités se révèlent. Un langage commun et une complicité s’installent. Le mentor gagne de plus en plus en crédibilité en partageant ses expériences concrètes et peut de mieux en mieux anticiper les impacts des décisions de son mentoré. Il fait preuve de doigté selon la sensibilité du mentoré à la critique.

Objectif: savoir-être entrepreneurial

Pour sa part, au fil de la relation mentor-mentoré, le mentoré devient de plus en plus transparent dans le dévoilement de ses visions pour son entreprise et il précise davantage le détail de son modèle d’affaires. Il est aussi plus expressif quant à ses états d’âmes.

« Plus les deux sont à l’aise, plus les effets sont palpables. Etre en « représentation », cacher ou maquiller des éléments à son mentor ne mène nulle part! Il est évident que même si la relation porte a priori sur les affaires, les spectres social et émotif entrent souvent dans l’équation et contribuent à notre niveau d’énergie dans notre entreprise. Il faut donc pouvoir en parler librement si nécessaire avec notre mentor, tout en mettant des limites. Aussi, il faut comprendre que l’aide à la prise à la décision, la gestion du temps, la gestion du stress, démêler les priorités, c’est bien beau en théorie, mais en pratique c’est une autre paire de manches! Mon mentor m’aide à évaluer toutes les avenues possibles, grâce à son expérience, et surtout, m’aide à développer un savoir-être et à adopter des comportements facilitant la prise de décision et à gérer les imprévus en affaires », explique Andry.


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La dictature du bonheur en affaires: Mon entrevue avec Marie-Claude Élie-Morin, journaliste et auteur du livre La dictature du bonheur. Elle nous donne de son point de vue face aux coachs de vie et l’approche parfois utopique de certains gourous de la croissance personnelle et professionnelle ou encore, celle des « motivateurs ». Une mise en garde avisée pour les jeunes entrepreneurs en quête de support.

À ne pas manquer la semaine prochaine:

Frédéric René, de LikiSoft, nous parle de l’apport de son mentor. Il joue présentement un rôle primordial à l’heure où il passe de la phase d’introduction de son entreprise à la phase de croissance. On aborde aussi l’état d’esprit essentiel dans lequel être pour bien profiter d’une relation de mentorat, selon son expérience.

Donc, c’est un rendez-vous!

Karina Brousseau, éditrice

Entrevue exclusive: Kim Auclair, une entrepreneure qui sait utiliser le Web pour s’auto-promouvoir efficacement

Pour quiconque s’intéresse à l’entrepreneuriat et détient un compte Twitter, Kim Auclair se passe de présentation, avec près de 65 000 tweets à son actif et plus de 21 000 abonnés à son fil Twitter. Blogueuse prolifique, entrepreneure qui a su se démarquer avec l’utilisation du Web, conférencière en demande, c’est avec générosité, qu’elle a accepté mon invitation à parler d’auto-promotion en affaires, le thème du mois,  sur le blogue Le feu sacré.


Kim-Auclair

Kim Auclair

Très active depuis plus de 10 ans sur le web, Kim Auclair est reconnue au Québec comme une des pionnières de l’animation de communautés en ligne dans le monde des affaires. Elle fait, entre autres, de la création de contenus pour les moyennes et grandes entreprises et fait profiter de son expertise en affaires à ses abonnés sur son blogue personnel. Elle donne aussi des conférences et formations pour aider les entrepreneurs à mieux utiliser le Web pour se démarquer dans leur secteur d’activité.

Une stratégie multi chapeaux et multi canaux!

Maximiser sa visibilité, telle est sa devise. Avec la multitude d’informations disponibles sur le web, sortir du lot n’est pas une sinécure. Que ce soit dans les locaux de formation, sur la scène en conférence, sur le web pour le compte de ses clients ou pour elle-même via son blogue, toutes les occasions sont bonnes pour tisser sa toile et étoffer son réseau.

De surcroît, les « apparitions » publiques ou numériques sont entre elles des leviers de promotion stratégiques.

Ses publications sur tous les réseaux sociaux tels que Facebook, LinkedIn, Twitter, Youtube, Google +, etc. lui amènent des milliers de fans (des « followers », des lecteurs, …) qui ne tarissent pas d’éloges, publiquement, à son égard, partagent ses contenus et interagissent avec elle.

La taille de sa propre communauté ou de celles qu’elle a bâties jusqu’ici (par exemple la communauté Mac Québec qui est toujours en popularité croissante avec maintenant plus de 600 000 visiteurs par an) témoignent de son expertise et lui font nécessairement une carte de visite exceptionnelle quand vient le temps de vendre ses services comme gestionnaire de communautés pour sa boîte-conseils Niviti.

Aussi, les commentaires et interactions en ligne avec les différentes communautés créées la nourrissent certainement sur les éléments d’intérêt quand vient le temps de créer des formations ciblées pour les différentes clientèles ou concevoir des conférences.

Les prestations ainsi très adaptées aux besoins ne peuvent que se vendre encore mieux et se promouvoir, par le fait même, via un réseau élargi et engagé!

Force est d’admettre, c’est l’oeuf et la poule, comme on dit.

Se faire respecter, monétiser son travail et gagner en crédibilité

Malgré ce qu’on peut penser en constatant la portée et la fréquence de ses interventions en ligne, c’est relativement récent qu’elle récolte davantage le fruit de son travail.

Elle l’admet humblement: « Ce n’est que depuis environ 2 ans et demi que je peux dire que je vis bien de mes activités.  Et, ce sont mes articles et les formations qui représentent la plus grosse part de mes revenus. C’est à partir du moment où j’ai commencé à dire « non » à des participations bénévoles, ou à écrire pour d’autres qui visaient à se servir de moi pour augmenter leur visibilité, que j’ai senti qu’on m’octroyait plus de crédibilité, et qu’on accordait plus de respect à mon travail. Comme si le fait de donner du temps (particulièrement en période de démarrage, alors qu’on est plus insécure) le dévaluait, justement. J’aurais aimé comprendre ceci et le mettre en pratique plus rapidement dans mon parcours, c’est certain… C’est le métier qui rentrait! »

Différents types d’approche en ligne: le respect de son créneau

Kim constate la variété des possibilités d’approche en ligne. Maintenant que sa réputation est établie, Kim prend de plus en plus conscience qu’elle touche les gens. Elle ne sent pas pour autant que ça lui donne du pouvoir ou un aval particulier, mais ce qu’elle écrit a tout de même un impact. Ça devient donc de plus en plus délicat de donner son opinion. Elle ne le fait donc que sur des sujets qu’elle maîtrise totalement et qui touchent le support des entrepreneurs dans l’optimisation du web comme outil de développement des affaires.

« Je ne suis pas là pour brasser la cage, confronter les gens, provoquer, semer la controverse, ce n’est pas mon style. Rester intègre m’a toujours payée en ce sens. » nuance-t-elle.

Elle ajoute: « Bien sûr, les motivations pour écrire sont très variées selon les blogueurs. Il y a des blogueurs qui sont plus à l’aise que d’autres pour parler de leur vie privée. Ce n’est pas mon cas… Quand j’étais plus jeune, il m’est arrivé à l’occasion de dévoiler des choses plus personnelles, mais ça m’a joué des tours. L’expérience m’a appris que cela peut nuire à notre crédibilité. Désormais, je pige mes anecdotes dans ma vie professionnelle uniquement, et je m’assure que je suis en mesure de débattre et défendre ce que j’avance, si les internautes me « challengent » sur le sujet de mes articles.  Il faut respecter son créneau aussi et rester  focalisé. Ne pas trop s’éparpiller dans les sujets abordés pour le compte d’une communauté. Par exemple, je ne parlerais pas de mode ou de décoration.».

Son mojo: afficher sa personnalité en parlant de ce qu’on connaît bien!

C’est le fait d’avoir été fidèle à sa ligne éditoriale bien personnelle, et d’avoir tablé sur sa « valeur ajoutée », soit l’intégration, dans ses articles, d’exemples réels puisés de son expérience entrepreneuriale, qui lui a permis de bâtir un auditoire aussi imposant.

Elle explique: « Pour moi, il est clair que l’application seule d’une stratégie de mots clés pour augmenter son trafic est insuffisante. Bien sûr, les tactiques de référencement sont essentielles (titres punchés, utilisation de mots clés populaires, hiérarchie et priorité des éléments du texte publié, etc.), mais si on ne se fie qu’à ça pour créer ses contenus, on tombe rapidement dans des articles trop techniques, pour lesquels le lecteur aura un sentiment de « déjà lu ». Pour éviter que cela ne se produise, il faut se distinguer. On gagne à afficher sa personnalité qui fait aussi partie de notre « valeur ajoutée » et donne une couleur authentique à ce qu’on publie. »

Le web, sans frontière…?

…si ce n’est que celle de la langue! Pour faire un travail de modération adéquat, pour répondre à questions de clients avec précision, traiter des commentaires déplacés, calmer des discussions houleuses ou même gérer des crises le cas échéant, il faut beaucoup de doigté et de nuances dans nos propos.

Le contact avec le client ou le lecteur affectera nécessairement sa perception de l’entreprise pour laquelle il a joint une communauté. La maîtrise parfaite de la langue est essentielle à l’exécution d’un travail de qualité. Il en va de l’image et de la crédibilité de la communauté en ligne, de l’entreprise.

« La seule raison pour laquelle je n’ai pas encore déployé d’efforts particuliers pour la promotion de mes services à l’étranger, c’est que je ne maîtrise pas l’anglais à mon goût pour l’instant. Un jour… » dit-elle.

Mentorat et partage d’expertise: pay it forward!

Diplômée du Cégep de Rivière-du-Loup en graphisme, elle s’intéresse particulièrement aux arts et aux ordinateurs. Par contre, quand elle arrive sur le marché du travail, les emplois intéressants se font rares. Heureusement, elle rencontre un « cybermentor » qui lui fait découvrir les différentes facettes du métier d’infographiste. Elle réalise aussi qu’elle avait des atouts d’entrepreneure et décide de se lancer le plus rapidement possible en affaires.

Son mentor de l’époque a été déterminant dans son cheminement de carrière. Reconnaissante, elle a à coeur d’aider à son tour les jeunes entrepreneurs. Généreuse de conseils, elle n’hésite jamais à supporter les gens qui osent et qui foncent.

D’ailleurs en terminant, à cet effet, elle avance un conseil aux entrepreneurs suivis dans le blogue Le feu sacré, valide pour tous les entrepreneurs en démarrage également:

« Montrez l’exemple avant tout. Votre passion pour votre métier / travail doit être mise de l’avant sur le Web que ce soit par une baladodiffusion, des vidéos, des articles, des images, etc. »


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Mon entrevue avec l’auteure, animatrice et blogueuse Sophie Bérubé. Pour elle, la proximité avec les membres de ses différentes communautés web est un élément clé dans le succès de son auto-promotion et le maintien de son employabilité dans le milieu compétitif des médias.

À ne pas manquer la semaine prochaine:

Les mécanismes d’autopromotion selon Frédéric René, co-fondateur de LikiSoft, une jeune startup de commerce électronique bien en vue au Québec. 

Karina Brousseau, éditrice du blogue Le feu sacré